Psychanalyse et endométriose
Depuis 2016, j’accueille des femmes confrontées à l’endométriose, ainsi que leurs proches, dans le cadre de consultations individuelles, de psychothérapies et de groupes de parole.
Au-delà de ses manifestations physiques, l’endométriose peut avoir des répercussions importantes sur de nombreux aspects de la vie : l’image de soi, la féminité, la sexualité, le désir d’enfant, les relations de couple et familiales, mais aussi le rapport aux soins et aux décisions thérapeutiques. Chaque parcours est singulier, les difficultés rencontrées et les ressources mobilisées le sont également.
Mon approche s’inscrit dans une orientation psychanalytique qui accorde une place centrale à la parole et à l’expérience de chaque personne. L’objectif n’est pas d’appliquer un modèle standardisé, mais de proposer un espace d’écoute permettant d’accueillir ce qui se vit au-delà des symptômes et d’élaborer, ensemble, un accompagnement adapté à l’histoire, aux besoins et au rythme de chacune.
Au fil de mon expérience clinique, j’ai pu constater combien un espace de parole distinct du cadre médical peut être précieux. Il offre la possibilité de mettre en mots les questionnements, les inquiétudes, les difficultés ou les tensions que la maladie peut susciter, et permet souvent de retrouver une position plus active dans le parcours de soins. Sans se substituer à la prise en charge médicale, cet accompagnement peut contribuer à renforcer le sentiment d’autonomie et à soutenir les choix thérapeutiques de manière plus sereine et éclairée.
Mon engagement auprès des femmes atteintes d’endométriose repose à la fois sur une expérience clinique de longue date et sur un intérêt constant pour les enjeux psychiques, relationnels et sociaux liés à cette pathologie.